Clicanoo http://www.clicanoo.re/11-actualites/15-societe/262917-retraites-et-nationalite-meme.html
Retraite et nationalité, même combat
Avec des sources différentes, les deux communiqués arborent plusieurs points communs. Signés respectivement par le “Kolèktif Dégage !” et les “Jeunes émigrés réunionnais en France”, les deux textes, expédiés par courrier électronique, insistent tous deux sur les discriminations qui visent à la fois les immigrés étrangers et les ressortissants d’outre-mer. Alors, selon eux, “la réforme des retraites c’est encore une réforme dégueulasse qui va s’abattre sur les plus pauvres, les femmes…”, écrit le Kolèktif Dégage !. Les auteurs poursuivent : “Immigrés, nous sommes les premiers touchés par la précarité, la crise et les licenciements. Au prétexte qu’il y a trop d’immigrés dans les HLM, les logements sociaux nous sont refusés. On a 3 fois moins de chance que les autres de trouver un travail après des études. Avec un CV identique, on a cinq fois moins de chances de décrocher un entretien d’embauche ! Les enfants de Domiens et les enfants d’Immigrés sont les plus discriminés à l’embauche…”Les deux structures font le parallèle entre la réforme des retraites et les textes sur la déchéance de la nationalité, qu’ils rejettent avec force. Le JERF insiste : “à la Réunion, 60% des retraités touchent le minimum vieillesse pour 5% en métropole. A combien s’élève la retraite des Chateauvieux et autres ? Travailler plus pour payer la retraite des profiteurs ? Leurs vacances ? Non ! C’est le travail de nos ancêtres qui ont fourni de quoi fonder ces grandes entreprises familiales de groblan !”.
Renseignements : http://jerf-libre.blogspot.com/ ou http://kolektifdegage.over-blog.com.
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vendredi 5 novembre 2010
jeudi 8 juillet 2010
Pour une unité ouvrière (Article publié dans l'Internationaliste n°100)
Pour une unité ouvrièrede la France à la Réunion
Pendant qu’en métropole le gouvernement fait passer les attaques, la lutte des classes s’aiguise dans les colonies. La réunion, un enjeu stratégique pour l’Impérialisme dans l’Océan indien. Bilan d’une discussion avec trois militantes du JERF, qui se battent pour de nouvelles perspectives d’organisation pour les travailleurs réunionnais.
Qu’est-ce que le JERF ?
JERF signifie « Jeunes Emigrés Réunionnais de France ». Nous avons préféré le terme « émigré » à celui d’expatrié ou celui d’exilé. Nous savons que ce terme ne plaît pas de manière générale, y compris dans le milieu militant. Pourtant quand nous arrivons en France, nous connaissons les mêmes problèmes que tous les autres immigrés, voire que les sans-papiers. En vérité, nous ne nous sentons pas assimilés à quelque métropole. Quand nous arrivons en France, il n’y a personne pour nous aider ou nous accueillir. La composition du JERF est variée : étudiants, chômeurs, travailleurs… Parfois même des femmes battues qui fuient leurs maris en France. Mais le JERF n’est pas une association, notre but est bien d’organiser politiquement les gens.
Il faut savoir, qu’il existe une très forte propagande menée par le MEDEF local pour inciter les réunionnais à s’installer en « métropole ».
Quels ont vos objectifs ?
Nous luttons pour l’autodétermination des peuples et la mise en place d’un état socialiste, pour que les gens puissent réellement savoir ce que c’est que le socialisme. Même si aujourd’hui, les gens croient que c’est « dégueulasse », nous nous battons pour que les richesses soient mieux redistribuées, et que ce ne soit pas seulement des « gros blancs » qui en profitent. Finalement les principes du JERF, ce sont l’auto-organisation, l’internationalisme, l’anti-colonialisme et l’unité des luttes. Il faudrait ouvrir une sorte de front internationaliste, car la force de l’Impérialisme, c’est qu’il n’existe pas d’unité dans l’ensemble des colonies. Il faudrait faire cela à partir d’ici. Un des objectifs du JERF, est également de « radicaliser » les réunionnais qui vivent ici, c’est-à-dire de les conscientiser sur la question anticoloniale.
La précarité et la « mobilité » fait qu’il nous est difficile de nous organiser. Par ailleurs aujourd’hui, beaucoup des étudiants qui sont venus pour faire des études « ont les moyens ». Tous ces éléments constituent des problèmes pour les réunionnais à s’organiser. Du fait de notre isolement, nous avons déterminé clairement les mots d’ordre et les revendications de notre organisation, tout en restant très flou sur sa nature.
Où en est la lutte des classes actuellement à la Réunion ?
Ces dernières années, la Réunion suit les conseils de l’OCDE et envoie de plus en plus d’étudiants pour former les futurs cadres et développer la Réunion. Marie-Luce Penchard a déjà préparé les axes de « développement » : bâtiments / restauration / tourisme. Les conditions de travail, et de vie se sont dégradées. Le taux de chômage atteint les 37,6 %, on estime entre 100 et 120 000 adultes illettrés et 400 000 personnes bénéficiant de la CMU. En outre la région est de plus en plus militarisée ce qui accentue les tensions déjà existantes. Il faut savoir que sur les dix premiers soldats « français » morts en Afghanistan, 3 étaient réunionnais ( dont un jeune homme âgé à peine de 19 ans) et un maorais, c’est-à-dire originaire de Mayotte.
Pendant qu’en métropole le gouvernement fait passer les attaques, la lutte des classes s’aiguise dans les colonies. La réunion, un enjeu stratégique pour l’Impérialisme dans l’Océan indien. Bilan d’une discussion avec trois militantes du JERF, qui se battent pour de nouvelles perspectives d’organisation pour les travailleurs réunionnais.
Qu’est-ce que le JERF ?
JERF signifie « Jeunes Emigrés Réunionnais de France ». Nous avons préféré le terme « émigré » à celui d’expatrié ou celui d’exilé. Nous savons que ce terme ne plaît pas de manière générale, y compris dans le milieu militant. Pourtant quand nous arrivons en France, nous connaissons les mêmes problèmes que tous les autres immigrés, voire que les sans-papiers. En vérité, nous ne nous sentons pas assimilés à quelque métropole. Quand nous arrivons en France, il n’y a personne pour nous aider ou nous accueillir. La composition du JERF est variée : étudiants, chômeurs, travailleurs… Parfois même des femmes battues qui fuient leurs maris en France. Mais le JERF n’est pas une association, notre but est bien d’organiser politiquement les gens.
Il faut savoir, qu’il existe une très forte propagande menée par le MEDEF local pour inciter les réunionnais à s’installer en « métropole ».
Quels ont vos objectifs ?
Nous luttons pour l’autodétermination des peuples et la mise en place d’un état socialiste, pour que les gens puissent réellement savoir ce que c’est que le socialisme. Même si aujourd’hui, les gens croient que c’est « dégueulasse », nous nous battons pour que les richesses soient mieux redistribuées, et que ce ne soit pas seulement des « gros blancs » qui en profitent. Finalement les principes du JERF, ce sont l’auto-organisation, l’internationalisme, l’anti-colonialisme et l’unité des luttes. Il faudrait ouvrir une sorte de front internationaliste, car la force de l’Impérialisme, c’est qu’il n’existe pas d’unité dans l’ensemble des colonies. Il faudrait faire cela à partir d’ici. Un des objectifs du JERF, est également de « radicaliser » les réunionnais qui vivent ici, c’est-à-dire de les conscientiser sur la question anticoloniale.
La précarité et la « mobilité » fait qu’il nous est difficile de nous organiser. Par ailleurs aujourd’hui, beaucoup des étudiants qui sont venus pour faire des études « ont les moyens ». Tous ces éléments constituent des problèmes pour les réunionnais à s’organiser. Du fait de notre isolement, nous avons déterminé clairement les mots d’ordre et les revendications de notre organisation, tout en restant très flou sur sa nature.
Où en est la lutte des classes actuellement à la Réunion ?
Ces dernières années, la Réunion suit les conseils de l’OCDE et envoie de plus en plus d’étudiants pour former les futurs cadres et développer la Réunion. Marie-Luce Penchard a déjà préparé les axes de « développement » : bâtiments / restauration / tourisme. Les conditions de travail, et de vie se sont dégradées. Le taux de chômage atteint les 37,6 %, on estime entre 100 et 120 000 adultes illettrés et 400 000 personnes bénéficiant de la CMU. En outre la région est de plus en plus militarisée ce qui accentue les tensions déjà existantes. Il faut savoir que sur les dix premiers soldats « français » morts en Afghanistan, 3 étaient réunionnais ( dont un jeune homme âgé à peine de 19 ans) et un maorais, c’est-à-dire originaire de Mayotte.
mercredi 26 mai 2010
L'article du JIR sur le soutien au prof 974
Les Réunionnais de Paris soutiennent les “Profs 974”
publié le 26 mai 2010
“Nous étions une petite vingtaine ; il s’agissait de marquer le coup.” Ainsi s’exprime l’un des jeunes enseignants réunionnais qui ont manifesté lundi soir à Paris, place de l’Île-de-La Réunion, près du métro Nation. “Le rassemblement s’est déroulé avec des interventions, entrecoupées de chants traditionnels au pikèr et au kayanm, lo Rwa Kaf, Gramoun Bébé et d’anciens chants militants évoquant l’abandon de la terre : Ou sa ilé plantèr ?”. Cette manifestation faisait écho aux différentes actions du “Collectif Profs 974”, qui rassemble des jeunes professeurs réunionnais refusant leur mutation forcée en région parisienne (lire nos précédentes éditions). Comme ils exigent des postes à La Réunion, pendant que des Réunionnais attendent depuis plusieurs années de revenir dans leur île, on pourrait s’attendre à une situation conflictuelle de concurrence entre Réunionnais à Paris et à La Réunion. Il n’en est rien.
Les “bouche-trous de l’Education nationale”
Ainsi, l’un des orateurs a commenté lundi la situation des stagiaires : “Devoir quitter leur île, leur famille, leurs racines, pour pouvoir travailler dans le métier qu’ils ont choisi... S’ils viennent en métropole, pour la plupart ils n’auront même pas de postes fixes puisqu’ils seront remplaçants”. Les manifestants ont repris à leur compte l’argument des “Profs 974” : “Pourtant les besoins à la Réunion, ils existent ! Et les heures supplémentaires, par exemple, permettraient de créer des postes d’enseignants à la Réunion !” Signé par des structures inconnues à La Réunion (Jeunesse émigrée réunionnaise en France, le Mouvement des Réunionnais expatriés, Kreolokoz, CNT-STE92, Syndicat étudiant unitaire et laïque), l’appel parisien à manifester soutient ouvertement les “Profs 974” : “Pourquoi devraient-ils être transférés à 10 000 km de chez eux, dans un pays où certains n’ont peut-être jamais mis les pieds, alors que des postes peuvent être créés à la Réunion ?”. On a aussi entendu que “Les Réunionnais sont les bouche-trous de l’Education nationale”. Les organisateurs annoncent “Une mobilisation à plus grande échelle et un travail de fond sur le long terme”
V.H.
publié le 26 mai 2010
“Nous étions une petite vingtaine ; il s’agissait de marquer le coup.” Ainsi s’exprime l’un des jeunes enseignants réunionnais qui ont manifesté lundi soir à Paris, place de l’Île-de-La Réunion, près du métro Nation. “Le rassemblement s’est déroulé avec des interventions, entrecoupées de chants traditionnels au pikèr et au kayanm, lo Rwa Kaf, Gramoun Bébé et d’anciens chants militants évoquant l’abandon de la terre : Ou sa ilé plantèr ?”. Cette manifestation faisait écho aux différentes actions du “Collectif Profs 974”, qui rassemble des jeunes professeurs réunionnais refusant leur mutation forcée en région parisienne (lire nos précédentes éditions). Comme ils exigent des postes à La Réunion, pendant que des Réunionnais attendent depuis plusieurs années de revenir dans leur île, on pourrait s’attendre à une situation conflictuelle de concurrence entre Réunionnais à Paris et à La Réunion. Il n’en est rien.
Les “bouche-trous de l’Education nationale”
Ainsi, l’un des orateurs a commenté lundi la situation des stagiaires : “Devoir quitter leur île, leur famille, leurs racines, pour pouvoir travailler dans le métier qu’ils ont choisi... S’ils viennent en métropole, pour la plupart ils n’auront même pas de postes fixes puisqu’ils seront remplaçants”. Les manifestants ont repris à leur compte l’argument des “Profs 974” : “Pourtant les besoins à la Réunion, ils existent ! Et les heures supplémentaires, par exemple, permettraient de créer des postes d’enseignants à la Réunion !” Signé par des structures inconnues à La Réunion (Jeunesse émigrée réunionnaise en France, le Mouvement des Réunionnais expatriés, Kreolokoz, CNT-STE92, Syndicat étudiant unitaire et laïque), l’appel parisien à manifester soutient ouvertement les “Profs 974” : “Pourquoi devraient-ils être transférés à 10 000 km de chez eux, dans un pays où certains n’ont peut-être jamais mis les pieds, alors que des postes peuvent être créés à la Réunion ?”. On a aussi entendu que “Les Réunionnais sont les bouche-trous de l’Education nationale”. Les organisateurs annoncent “Une mobilisation à plus grande échelle et un travail de fond sur le long terme”
V.H.
vendredi 2 avril 2010
Le JERF sur zinfos974
ZINFOS974
Tram-train/MCUR : Dans l’Hexagone aussi des Réunionnais veulent faire entendre leur voix
Rassemblés dans un mouvement dénommé JERF (Jeunes Emigrés Réunionnais en France), des réunionnais résidant en Métropole ont donné hier une conférence de presse à Paris pour apporter leur point de vue, notamment sur les grands chantiers en projet à la Réunion. Entre autres revendications : non à la MCUR et non au passage du tram-train sur le site de la Grande Chaloupe.
C’est du sentiment que rien n’évolue pour la jeunesse réunionnaise, aussi bien sur le territoire métropolitain que sur l’île, qu’est né le mouvement des Jeunes Emigrés Réunionnais en France. Pour dire leur "ras-le-bol", mais aussi montrer qu’ils s’intéressent à l’avenir de la Réunion, ces jeunes réunionnais d'Île-de-France et d'ailleurs ont donné une conférence de presse, hier, à Paris. En exposant leurs nombreuses revendications abordant les thèmes du travail, des femmes et de la mémoire, les Jeunes Emigrés Réunionnais en France ont exprimé leur refus de la MCUR et leur souhait de préserver le site de la Grande Chaloupe du passage du futur tram-train.
"Avons-nous besoin d’une MCUR ?", s’interroge Julie Payet (à gauche sur la photo) dans son discours explicatif. Attachée à la mémoire, cette étudiante estime que le projet est virtuel, inutile et coûteux. Comme beaucoup des détracteurs du projet, elle aimerait voir cette manne utilisée à d’autres priorités telles que l’éducation.
Également reproché à la MCUR, le manque de transparence dans son fonctionnement. Alors que les fondations du bâtiment ne sont même pas posées, de multiples actions en son nom ont déjà été menées. Aussi, les JERF préfèreraient que soient préservés et protégés les sites historiques déjà existants, les "lieux de grande mémoire". Parmi ceux-ci, la Grande Chaloupe, considérée par les JERF comme le berceau de la civilisation réunionnaise et menacée par le tracé du tram-train. "Ceux-là mêmes qui, d’un côté, prétendent défendre la mémoire avec la MCUR, de l’autre la détruisent avec le tram-train", s’étonne Julie.
Dans un courrier du 15 décembre 2009, adressé à la Région Réunion, ils ont déjà tenté d’attirer l’attention de Paul Vergès : "Non, Monsieur Vergès, ni votre mandat, ni n’importe quel autre mandat ne permet de kraz nout listoir, gonm nout mémwar". Un courrier resté sans réponse.
"Mais nous ne sommes pas contre le tram-train en lui-même", tiennent-ils à préciser dans cette même lettre. "La jeunesse veut pouvoir se déplacer à moindre coût, voire gratuitement." Cependant, ils restent sceptiques quant aux promesses faites autour du tram-train. Ils rappellent que "la plaie du chômage ne sera pas pansée par ce grand projet et qu’eux-mêmes, dans l’émigration, ne vont pas se précipiter pour rentrer sous prétexte que le tram-train est censé créer 3000 emplois."
Les requêtes des JERF ne se limitent toutefois pas à ces grands sujets d’actualité. Ont également été évoqués, chiffres à l’appui, les difficultés de logement et de travail que connaissent les Réunionnais en métropole, les obstacles rencontrés par ceux qui veulent rentrer, ou encore la qualité du lien qui unit la métropole à la Réunion. La conférence s’est clôturée par un maloya...
Jeudi 4 Mars 2010
Bérengère Lefèvre
Source :
http://www.zinfos974.com
Tram-train/MCUR : Dans l’Hexagone aussi des Réunionnais veulent faire entendre leur voix
Rassemblés dans un mouvement dénommé JERF (Jeunes Emigrés Réunionnais en France), des réunionnais résidant en Métropole ont donné hier une conférence de presse à Paris pour apporter leur point de vue, notamment sur les grands chantiers en projet à la Réunion. Entre autres revendications : non à la MCUR et non au passage du tram-train sur le site de la Grande Chaloupe.
C’est du sentiment que rien n’évolue pour la jeunesse réunionnaise, aussi bien sur le territoire métropolitain que sur l’île, qu’est né le mouvement des Jeunes Emigrés Réunionnais en France. Pour dire leur "ras-le-bol", mais aussi montrer qu’ils s’intéressent à l’avenir de la Réunion, ces jeunes réunionnais d'Île-de-France et d'ailleurs ont donné une conférence de presse, hier, à Paris. En exposant leurs nombreuses revendications abordant les thèmes du travail, des femmes et de la mémoire, les Jeunes Emigrés Réunionnais en France ont exprimé leur refus de la MCUR et leur souhait de préserver le site de la Grande Chaloupe du passage du futur tram-train.
"Avons-nous besoin d’une MCUR ?", s’interroge Julie Payet (à gauche sur la photo) dans son discours explicatif. Attachée à la mémoire, cette étudiante estime que le projet est virtuel, inutile et coûteux. Comme beaucoup des détracteurs du projet, elle aimerait voir cette manne utilisée à d’autres priorités telles que l’éducation.
Également reproché à la MCUR, le manque de transparence dans son fonctionnement. Alors que les fondations du bâtiment ne sont même pas posées, de multiples actions en son nom ont déjà été menées. Aussi, les JERF préfèreraient que soient préservés et protégés les sites historiques déjà existants, les "lieux de grande mémoire". Parmi ceux-ci, la Grande Chaloupe, considérée par les JERF comme le berceau de la civilisation réunionnaise et menacée par le tracé du tram-train. "Ceux-là mêmes qui, d’un côté, prétendent défendre la mémoire avec la MCUR, de l’autre la détruisent avec le tram-train", s’étonne Julie.
Dans un courrier du 15 décembre 2009, adressé à la Région Réunion, ils ont déjà tenté d’attirer l’attention de Paul Vergès : "Non, Monsieur Vergès, ni votre mandat, ni n’importe quel autre mandat ne permet de kraz nout listoir, gonm nout mémwar". Un courrier resté sans réponse.
"Mais nous ne sommes pas contre le tram-train en lui-même", tiennent-ils à préciser dans cette même lettre. "La jeunesse veut pouvoir se déplacer à moindre coût, voire gratuitement." Cependant, ils restent sceptiques quant aux promesses faites autour du tram-train. Ils rappellent que "la plaie du chômage ne sera pas pansée par ce grand projet et qu’eux-mêmes, dans l’émigration, ne vont pas se précipiter pour rentrer sous prétexte que le tram-train est censé créer 3000 emplois."
Les requêtes des JERF ne se limitent toutefois pas à ces grands sujets d’actualité. Ont également été évoqués, chiffres à l’appui, les difficultés de logement et de travail que connaissent les Réunionnais en métropole, les obstacles rencontrés par ceux qui veulent rentrer, ou encore la qualité du lien qui unit la métropole à la Réunion. La conférence s’est clôturée par un maloya...
Jeudi 4 Mars 2010
Bérengère Lefèvre
Source :
http://www.zinfos974.com
LE JOURNAL REUNIONNAIS DU MONDE parle du JERF

Les Jeunes Emigrés Réunionnais en France s’invitent dans la campagne des Régionales
Collectif indépendant de toute organisation politique, le J.E.R.F invite les Réunionnais(es) en mobilité, les correspondants de la presse et des médias réunionnais à une conférence de presse le 3 mars 2010 à 11h15 à la Maison Verte, Paris 18e, 126 rue Marcadet (Métro Jules Joffrin ou Lamarck).
Message des Jeunes Emigré(e)s Réunionnai(e)s en France :
Collectif indépendant de toute organisation politique, le J.E.R.F invite les Réunionnais(es) en mobilité, les correspondants de la presse et des médias réunionnais à une conférence de presse le 3 mars 2010 à 11h15 à la Maison Verte, Paris 18e, 126 rue Marcadet (Métro Jules Joffrin ou Lamarck).
Message des Jeunes Emigré(e)s Réunionnai(e)s en France :
Nous avons adressé le 25 novembre 2009 un courrier aux élus de la Région Réunion reflétant notre état d’esprit en ces temps de « profitasion » sur la population.
La population réunionnaise en France augmente de plus de 0,6 % chaque année. Les jeunes Réunionnais contrairement à ceux des Antilles sont les seuls qui continuent à affluer en France. C’est un échec de la part des irresponsables politiques, incapables de créer des perspectives pour les Réunionnais. Voilà pourquoi nous voulons parler.
Nous revendiquons l’indépendance des jeunes Réunionnais face aux partis politiques gangrénés par la corruption et l’intérêt personnel.
Nous dénonçons la récupération et le musellement des mouvements sociaux par les politiques.
Lors de sa visite à la Réunion, Nicolas Sarkozy n’a dit aucun mot sur l’emploi, la misère, la vie chère… Au Tampon, à la mairie de Didier Robert, la police a parqué deux jeunes du syndicat lycéen UNL .( JIR 21 nov 2010)
L’histoire de la Réunion est pleine de peurs, les politiciens continuent à utiliser ces peurs. Nous dénonçons les méthodes crapuleuses de ces politiciens.
Nous disons que ce sont les politiciens qui devraient avoir peur de la colère des Réunionnais et qu’on ne pourra la contenir éternellement.
Nous sommes solidaires des marrons que sont les femmes de l’Arast qui se battent actuellement pour leur bouchée de manger.
Nous avons la volonté de créer un débat dans notre jeunesse sur notre avenir et celui de notre pays.
Nous voulons prendre en main notre destin au lieu de le laisser à tel ou tel Papa politicien .
Nous refusons l’exploitation mais nous voulons du travail pour les Réunionnais à la Réunion.
Une société qui tue ses femmes, les bat, les viole, ne va pas bien : nous voulons que les femmes réunionnaises aient les moyens de leur émancipation. Si nous voulons construire un avenir il nous faut préserver notre mémoire.
Nous souhaitons évoquer ces thèmes en pleine campagne électorale des Régionales. Nous tenons à nous mobiliser pour dire : Non ! La Réunion n’est pas à vous !
Ainsi nous invitons les jeunes Réunionnais et les jeunes femmes réunionnaises dans l’émigration, les correspondants de la presse et des médias réunionnais à une :
Conférence de presse le MERCREDI 3 MARS 2010 à 11h15 A LA MAISON VERTE – PARIS 18ème- 126-127 127-129 rue Marcadet 75018 Paris Métro Jules Joffrin ou Lamarck rue Marcadet- Métro Jules Joffrin ou Lamarck
Contact : soutienreunion@yahoo.fr
Tags : Association Paris Politique Réunionnais du Monde - Mars 2010
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La population réunionnaise en France augmente de plus de 0,6 % chaque année. Les jeunes Réunionnais contrairement à ceux des Antilles sont les seuls qui continuent à affluer en France. C’est un échec de la part des irresponsables politiques, incapables de créer des perspectives pour les Réunionnais. Voilà pourquoi nous voulons parler.
Nous revendiquons l’indépendance des jeunes Réunionnais face aux partis politiques gangrénés par la corruption et l’intérêt personnel.
Nous dénonçons la récupération et le musellement des mouvements sociaux par les politiques.
Lors de sa visite à la Réunion, Nicolas Sarkozy n’a dit aucun mot sur l’emploi, la misère, la vie chère… Au Tampon, à la mairie de Didier Robert, la police a parqué deux jeunes du syndicat lycéen UNL .( JIR 21 nov 2010)
L’histoire de la Réunion est pleine de peurs, les politiciens continuent à utiliser ces peurs. Nous dénonçons les méthodes crapuleuses de ces politiciens.
Nous disons que ce sont les politiciens qui devraient avoir peur de la colère des Réunionnais et qu’on ne pourra la contenir éternellement.
Nous sommes solidaires des marrons que sont les femmes de l’Arast qui se battent actuellement pour leur bouchée de manger.
Nous avons la volonté de créer un débat dans notre jeunesse sur notre avenir et celui de notre pays.
Nous voulons prendre en main notre destin au lieu de le laisser à tel ou tel Papa politicien .
Nous refusons l’exploitation mais nous voulons du travail pour les Réunionnais à la Réunion.
Une société qui tue ses femmes, les bat, les viole, ne va pas bien : nous voulons que les femmes réunionnaises aient les moyens de leur émancipation. Si nous voulons construire un avenir il nous faut préserver notre mémoire.
Nous souhaitons évoquer ces thèmes en pleine campagne électorale des Régionales. Nous tenons à nous mobiliser pour dire : Non ! La Réunion n’est pas à vous !
Ainsi nous invitons les jeunes Réunionnais et les jeunes femmes réunionnaises dans l’émigration, les correspondants de la presse et des médias réunionnais à une :
Conférence de presse le MERCREDI 3 MARS 2010 à 11h15 A LA MAISON VERTE – PARIS 18ème- 126-127 127-129 rue Marcadet 75018 Paris Métro Jules Joffrin ou Lamarck rue Marcadet- Métro Jules Joffrin ou Lamarck
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